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Notre intérêt pour la Phytothérapie ne relève pas du désir de répondre à une mode passagère de retour au naturel, ou d'une forme de croyance mythique aux "pouvoirs miraculeux" des herbes. Fruit de l'observation attentive des besoins réels du malade, et des solutions que les plantes médicinales peuvent leur apporter, il s'est régulièrement renforcé par la pratique quotidienne de l'exercice de la médecine générale. Il s'appuie fermement sur une volonté première de préserver le patient dans son devenir, de le protéger au maximum des conséquences des remèdes lourds mais indispensables et de lui épargner avant tout l'agression inutile des thérapeutiques "juridiquement imposées".
Les modalités de cette assurance protectrice ne sauraient reposer sur le seul usage des plantes médicinales. Son efficacité impose, avec l'application constante des principes d'une alternative plus physiologique fondée sur un abord différent du malade, la participation entière de celui-ci à ses soins.
Quels que soient les troubles qu'il énonce, ou la pathologie dont il est atteint, même la plus grave, l'homme dispose toujours des moyens de s'y opposer. Ce qui lui fait défaut à l'instant de la maladie c'est, le plus souvent, la capacité de les utiliser. Un soutien permanent du patient face aux dangers qui le menacent et/ou dans sa lutte contre la maladie déclarée, avec toutes ses contingences, requiert ainsi de la part du médecin une connaissance approfondie des rouages de la physiologie et du matériel thérapeutique dévolu à la stratégie qu'une telle conception nécessite pour l'élaboration d'un traitement actif et à nocivité désamorcée.
Dans sa volonté de maintenir ou de rétablir l'ordre physiologique propre à chaque individu, hors ou en cours de maladie, le médecin à prévalence clinicienne sait faire appel aux ressources qu'offrent les diverses floristiques.
Les principes actifs qu'elles véhiculent à dose unitaire variable confèrent aux plantes médicinales une potentialité pharmacologique fonction de leur traitement galénique. Leurs propriétés intrinsèques sont dues en partie à la judicieuse répartition de ces principes actifs dans leurs formes intégrales de conservation ou d'extraction. Prescrites ainsi, les plantes médicinales offrent la possibilité de solliciter les mécanismes de régulation physiologique de l'organisme qui les ingère. Le thérapeute qui en est conscient doit savoir permettre leur intégration au sein de celui-ci sans créer de perturbations nouvelles.
Pour répondre à de telles exigences, les plantes-médicaments constituent à elles seules une pharmacie de base extrêmement vaste. Elles offrent un éventail très large de possibilités thérapeutiques, tous niveaux d'activité pharmacologique confondus.
Véritable réservoir de toujours à l'innovation de la recherche pharmaceutique industrielle, elles ont connu un court déclin avec la multiplication de l'hémisynthèse et de la synthèse . Les limites de l'imaginaire des chimistes spécialistes de cette synthèse ont donné un regain d'intérêt à la prospection ethnopharmacologique. La multiplication des échanges internationaux entre les diverses associations de l'ethnopharmacologie a redonné à cette discipline une efficacité dont témoigne la floraison de nouveaux médicaments chimiothérapiques très performants.
Face à cette collaboration réussie de l'exploitation des données recueillies des médecines traditionnelles par l'industrie médicamenteuse la plus moderne, la perpétuation de l'usage des plantes en l'état, ou sous des formes respectant l'intégralité de leurs principes chimiques, constitue ce qu'il convient de dénommer la phytothérapie moderne. Celle-ci est le meilleur intermédiaire entre la médecine dite classique et les médecines qualifiées de différentes. Ceci dans l'attente où nous sommes tous d'une véritable unité officialisant la place qu'elle n'a cessé d'avoir: une partie intégrante de la médecine. Tous les secteurs de la pathologie sont justiciables de traitements phytothérapiques, encore faut-il bien définir de quel usage des plantes médicinales il s'agit, la part relative de leur participation aux soins de la maladie et à ceux du malade.
Comme pour tout remède, l'usage classique du médicament phytothérapique repose sur un effet ponctuel proportionnel à la puissance de son activité pharmacologique et donc à la dose employée. Ainsi, il n'échappe pas à la règle d'une coexistence d'effets secondaires ni à leurs inconvénients. La multiplicité des principes actifs de chaque plante en accentue encore le risque de manifestations. Comme tout médicament chimique, elle possède alors sa iatrogénicité spécifique. Trop élevée, celle-ci ne lui confère aucun avantage sur les produits de synthèse.
Dès 1979, nous avons officialisé une entité dite "phytothérapie clinique". Celle-ci définit cet usage particulier des plantes médicinales au service de la préservation et de la restauration de l'intégrité physiologique de chacun des patients qui nous sont confiés. Option que, depuis plusieurs années, nous défendions au sein de la S.F.PA. et dont la première publication officielle est parue en 1980 chez Masson sous le titre : "Cahiers de Phytothérapie Clinique" (N° 1) . Entièrement fondée sur la double volonté d'associer des remèdes à iatrogénicité minimale et une participation maximale de l'organisme à ses propres soins, elle rentrait totalement dans le cadre d'une thérapeutique répondant de la Théorie Endocrinienne du Terrain, que nous avons proposée dès 1974 puis fait adopter en 1979 par la S.F.P.A., comme base fondamentale de son enseignement.
Cette règle de volonté de moindre iatrogénicité dans l'usage des extraits de plantes s'inscrit en faux contre l'aphorisme populaire d'absence d'effets secondaires due au caractère naturel des substances végétales; aphorisme savamment entretenu par les marchands du Temple. Cette volonté se marque dans la détermination de ne les employer qu'à des doses demeurant très éloignées des zones de toxicité et même des zones de iatrogénicité.
Elle interdit ainsi au praticien la solution de facilité qui consiste à rechercher, par une augmentation des doses, l'effet thérapeutique souhaité et non obtenu à celles usuelles. Elle impose au médecin d'exercer son art en une savante modulation de la proportion relative des plantes entrant dans la composition qu'il préconise. Elle réclame du thérapeute une maîtrise complète des activités possibles, à chaque dose, de chacune d'entre elles et de leurs interactions. Elle demande au clinicien une parfaite science des moyens d'appréciation clinique des effets constatés au regard des réactions envisagées, de la rapidité de la réponse attendue, de la durée et de la stabilité des résultats obtenus. Elle exige un respect rigoureux et un savoir évolutif du terrain du patient et de ses mécanismes de régulation.
Cette manière d'emploi, propre à générer l'effet thérapeutique souhaité, appelle sur une même ordonnance un assemblage de plantes présentant, parmi leurs propriétés, une à activité commune, de mode analogue ou complémentaire. L'effet positif recherché, qu'aux doses usuelles aucune d'entre elles ne peut déclencher isolément, se manifeste grâce à l'addition synergique de cette activité qu'elles ont en commun. À l'inverse, la disparité des autres propriétés interdit tout cumul propre à induire les manifestations des effets secondaires non maîtrisables.
C'est cette méthodologie que la FIADREP a adoptée comme condition minimale exigible de chacune de ses associations adhérentes. Ses règles et principes sont consignés dans un livre que nous mettons à sa disposition comme ouvrage de référence.
Employée ainsi, et seulement ainsi, la Phytothérapie peut espérer une réelle efficacité pour chacun des malades qui la suivent, pour tout secteur de la pathologie.
Vingt années de pratique et d'expérience sans cesse évolutives de cette médecine de l'homme ont confirmé largement les espérances de résultats que la théorie endocrinienne du terrain avait permis de prédire.
Ces résultats et le support scientifique qui permet de les éclairer, d'expliquer leur reproductibilité ont été exposés durant la journée consacrée exclusivement à la Phytothérapie clinique lors du premier Congrès intercontinental de Phytothérapie qui s'est tenu à Tunis en mai 1993.
Nous rejoignons en cela la volonté de l'OMS, Horizon 2000, d'une santé pour tous, dès l'aube du troisième millénaire. Horizon 2000 considéré, en analogie avec le nom de l'association Phyto 2000, comme un point de départ et non comme une fin en soi. Préserver, dans les pays industrialisés, les avantages acquis que l'explosion des dépenses de santé met en péril, permettre, dans les pays en émergence, l'accession à une santé minimale pour tous qu'interdit la précarité de leur situation financière, n'apparaissent envisageables que dans l'usage des plantes médicinales, mais un usage réglementé. Elles seules réunissent le maximum des qualités requises pour faire front à ces deux conjonctures certes inverses mais qui confinent à la même absence de garanties pour la santé de demain.
La santé est, en tous lieux, pour chacun l'équilibre de référence, harmonieux et optimal, de ses fonctions physiologiques fondamentales. C'est dire que la préservation, la conservation ou la reconquête de la santé passent obligatoirement par la prise en considération première et absolue de l'état de fonctionnement structural de chaque individu plongé dans son milieu d'insertion.
Envisagée ainsi, la santé constitue dès lors la plage commune des "conjonctures inverses" référencées sur la base de leur degré particulier d'industrialisation. La participation de l'Homme à la maintenance de son propre équilibre physiologique réduit considérablement, et à tout niveau, les coûts de la médecine comme ceux de la protection sociale. Elle accroît indéniablement le rendement, l'efficacité de chaque traitement, du simple empirique à celui le plus scientifiquement élaboré, des remèdes de fabrication personnelle, artisanale à ceux standard, de fabrication industrielle de grandes séries.
Elle s'appuie, dans les médecines traditionnelles, sur une connaissance obligée des réactions individuelles, fruit d'une qualité conservée d'observation suivie au cas par cas, replacées dans le contexte ethnique et sur l'utilisation de remèdes de tradition orale fondée sur la nature des résultats observés. Dans nos pays à la science confirmée, aux connaissances de transmission écrite, elle s'élabore sur la prise en considération des mécanismes "oubliés" de la physiologie évolutive. Cette médecine de terrain, issue, en droite ligne, des acquis et des acquisitions permanentes de la science moderne la plus pointue, retrouve, cycle évolutif logique de la science universelle, la qualité d'observation rencontrée dans les médecines traditionnelles.
Fondée sur la singularité de chaque patient, la théorie endocrinienne, qui concrétise la pratique médicale d'une thérapeutique de terrain, comporte une obligation de rigueur dans le suivi cas après cas, chacun en référence à lui-même et non plus à un standard hypothétique, statistiquement établi hors de toute réalité individuelle. Ainsi, contrairement à celle figée des médecines prisonnières de leurs traditions, l'interprétation des faits recueillis s'est enrichie de l'accroissement régulier des connaissances. L'empirisme intuitif a cédé le pas à une confrontation bioclinique plus rationnelle. Maintenue, de fait, hors du carcan paralysant de la "science médicale anti-réalité", la médecine physiologique individualisée est, de principe, antinomique de toute démarche statistique appuyée sur l'emploi de protocoles à variable unique. Pont jeté de l'une à l'autre, elle constitue, ainsi, le seul moyen raisonnablement efficace pour combler le hiatus, étrangement immense, qui sépare la tradition de la science.
Face à l'urgence que représente l'inversion amorcée des progrès dans l'espérance de vie ou dans la capacité de maintenance de la santé des pays industrialisés, face à l'urgence que représente l'arrêt constaté de la progression de l'implantation des soins de la médecine moderne dans les pays non industrialisés, la médecine de terrain apparaît comme la seule capable de répondre aux problèmes posés dans l'une et l'autre situation. Le problème crucial posé aux systèmes sociaux des pays dits nantis concerne des actes qui représentent entre 90 et 95% du lot journalier du médecin généraliste. Il révèle une incapacité de couvrir désormais, au quotidien, la santé minimale de chacun, de prendre en charge les maladies opportunistes et celles de civilisation, "d'irresponsabilité individuelle de soi". En réponse à cette faillite, la solution la plus simple est de supprimer les remèdes imposés, et pourtant injustifiés, du système juridique médico-pharmaceutique. Or l'abus de prescription, invoqué par les autorités en place, concerne, pour la quasi totalité des cas, des consultants porteurs d'affections qui guérissent spontanément.
La logique voudrait que ces patients ne soient pas soumis à des traitements d'étiologie spécifique, trop violents pour un organisme qui maîtrise bien son problème pathologique transitoire. Mais l'habitude créée, le besoin de soins qu'imposent la restauration et l'entretien d'une santé minimale, ont généré la nécessité d'un traitement de remplacement. Le manque absolu d'alternatives agréées aux remèdes officiellement admis interdit la mise en place de la seule possibilité de sauver les finances des organismes dits de couverture sociale. "Faute de merles, on nous gave de grives".
Le respect de l'individu, le soulagement apporté par la seule réduction transitoire des agresseurs, le soutien accordé par l'action physiologique stricte des remèdes et de leurs posologies particulières, la précision du traitement de fond quant à l'étiologie véritable permettent à la médecine de terrain d'offrir, à coût minimal - et plus volontiers laissé à la responsabilité du malade - cette alternative de soins.
C'est dans ce but que cet usage particulier des plantes médicinales adapté à la physiologie humaine doit voir facilités son enseignement et sa diffusion au plus grand nombre. C'est dans cette perspective que nous réalisons une refonte totale des monographies :
Les monographies de plantes sont des fiches techniques qui énumèrent à côté du descriptif des caractéristiques botaniques du végétal employé et, parmi les différents produits chimiques qu'elles contiennent, de ceux que l'on a su isoler, les principaux usages retenus de la plante et de ses extraits appuyés, plus qu'étayés, sur les propriétés de chacun de ses composants pris isolément et testé expérimentalement à des concentrations permettant avec sa mise en évidence l'étude de son activité pharmacologique et celle de sa toxicité.
Ces monographies, établies par les spécialistes experts du ministère de la Santé, sont les cartes d'identité officielles des plantes médicinales à visée pharmaceutique et thérapeutique. Conséquences de l'enfermement de ces spécialistes dans les règles de la science officielle, aggravées de celles de la fausse liberté de prescription, ces monographies deviennent de fait le premier garant, le principal justificatif des charlatans de la phytothérapie. Et par extension elles font des professeurs de pharmacognosie, leurs auteurs, les principaux complices du mensonge de la thérapeutique par les plantes.
Profondément ancrée dans la référence pathologiste de la maladie -entité définissable- la science médicale officielle, d'empreinte anglo-saxonne, refuse, dans son incapacité à le faire, d'intégrer la réalité de la fonctionnalité de l'organisme et plus encore sa participation à l'expression de la pathologie. Niant son existence même, comment pourrait-elle envisager la moindre possibilité d'action médicamenteuse sur la régulation fonctionnelle ?
Refusant d'accorder à l'existence d'un symptôme la même valeur individuelle selon qu'il s'associe ou non à un ensemble symptomatologique définissant un syndrome reconnu, considérant comme "lubie" les effets médicamenteux mineurs, transitoires, insuffisamment reproduits ou modérément efficaces, le lobby médico-pharmaceutique rejette la réalité de l'activité de tout produit hors de celle attachée à la maladie.
Fort de ce rejet, contraint par un certain nombre d'impératifs économiques, il a encouragé et soutenu cette réglementation du non-remboursement des matières premières en faveur des médicaments finis. Provoquant un imbroglio invraisemblable dans la hiérarchie des substances à activité médicamenteuse, il crée de toutes pièces une séparation totalement artificielle entre la plante-médicament et la plante-matière première destinée à la préparation magistrale. Interdisant de ce fait toute individualisation des traitements, il empêche la mise en place des relais physiologiques possibles à la disproportion d'une thérapeutique non motivée par la réalité clinique du sujet, mais par l'image médiane de son substitut statistique, issu de la littérature officielle. Oublieux des lois qui fondent les professions de santé, faisant fi de la règle d'or du primum non nocere, par reniement de la nocivité spécifique des médicaments, trop attaché au nihilisme médical, le bloc médico-pharmaceutique devient le plus grand pourvoyeur, la meilleure justification de toutes les pratiques douteuses et illégales. Depuis quelques années, elles fleurissent partout dans le monde et s'emparent de ce secteur clé de la santé publique qui recouvre étrangement les mêmes 90 à 95 % des actes quotidiens du médecin généraliste.
Faire de la plante un médicament impose de la soumettre, elle et chacun de ses extraits mis sur le marché, à des contrôles protocolaires sans cesse renouvelés; contrôles d'activité, d'efficacité, protocoles expérimentaux dont les premiers résultats utilisables seront publiés dans les années 2005 et suivantes. Contrôles de qualité, de fiabilité sans cesse réitérés, du fait de la multiplicité des facteurs de variabilité, du fait même de la nature des extraits, en raison, et pour chacun d'eux, des variations de leur composition attachée au lieu de récolte, à la saison, à la technique d'extraction et cette liste n'a rien d'exhaustif. Ainsi, et dans le meilleur des cas, si tous les laboratoires pharmaceutiques du monde voulaient bien se donner la main, les médecins ne pourraient disposer que dans une trentaine d'années du strict et minimal bagage de 10 plantes-médicaments scientifiquement définis.
Faire de la plante une matière première, c'est-à-dire un produit n'ayant ni la forme, ni le conditionnement d'un médicament, même s'il en conserve les qualités pharmaceutiques, signifie une reconnaissance officielle de la réalité de la fonctionnalité. Il devient dès lors déterminant que la loi concernant la liberté de prescription et ses règles d'application sortent du flou artistique où les confine l'ambiguïté maintenue de l'obligation d'accord avec les données les plus actuelles de la science. Que cette loi accorde aux médecins et aux malades un droit véridique et réel à une thérapeutique individuelle. Qu'elle leur rende la liberté absolue de décider d'eux mêmes et des soins applicables au cas particulier. Qu'elle leur laisse la possibilité d'un échappement total à la volonté consensuelle et statisticienne des décideurs de toutes attitudes thérapeutiques collectivistes.
Cela implique donc la reconnaissance du lien étroit qui unit le remède physiologique à l'expression clinique des symptômes et à la fonctionnalité, la physiologie à la pathologie, l'entité du système à celle de la maladie. La clinique retrouve ainsi sa valeur première et sa place primordiale. La traduction scientifique du langage expression de la dynamique fonctionnelle, fruit de l'observation, de la connaissance des lois de la physiologie intégrées et synthétisées selon les règles de la théorie endocrinienne du terrain, permet de jeter le pont entre les acquis de la tradition et les apports de la science.
L'individu et la maladie, la fonction et la pathologie, la tradition et la science sont également au coeur du problème que soulève cette science nouvelle, branche greffée de l'oncologie : l'oncobiologie. Pendant plus de 5 ans à la Clinique Chirurgicale Générale et Oncologique de l'hôpital Boucicaut dirigée par le Professeur Jacques Reynier, nous avons développé cette science nouvelle. Elle consiste en l'étude de l'ensemble des phénomènes biologiques qui participent de la présence d'une lésion cancéreuse, aussi bien en amont qu'en aval. En amont, ceux métaboliques qui participent de près ou de loin au développement de la maladie, tant dans sa vitesse de croissance que dans son extension, sa persistance ou sa récidive. En aval, ceux métaboliques qui génèrent les complications, soit spécifiques à la maladie elle même, avec leur nocivité propre ou liée à leurs modifications sous l'influence des thérapeutiques instaurées, soit conséquences directes des traitements systémiques lourds.
Intervenant en adjuvance des traitements chimio, radio ou chirurgicaux, le traitement phyto est appliqué selon les préceptes absolus d'une thérapeutique physiologique, en l'occurrence selon les règles de la théorie endocrinienne du terrain. Véritable sas reliant la thérapeutique personnelle de l'hôte à celle standard de sa maladie, l'oncobiologie permet d'obtenir des résultats suffisamment éloquents en eux-mêmes pour constituer un encouragement à poursuivre, voire à généraliser une telle pratique à tous les patients porteurs d'affections cancéreuses. L'effet le plus constamment observé est une amélioration de la tolérance du patient à lui même, à son affection, aux divers remèdes chimiothérapiques imposés par sa maladie cancéreuse. Le traitement général, comme celui particulier de chacun des organes agressés par la thérapeutique systémique, permet une compliance, c'est-à-dire une régularité, maximale dans l'application du traitement. Seule cette régularité garantit ses chances d'une activité optimale.
Revenir à l'homme comme élément à la fois fondamental et central d'une science qui le concerne au premier chef n'a rien de péjoratif, ni de rétrograde pour celle-ci. Sortir d'urgence des traitements standardisés de l'homme médian, portrait robot de lui-même, apparaît comme la seule solution possible au sauvetage de la médecine et à la conservation d'une santé minimale.
Pour cela, nous disposons d'un pont et d'un sas. Pont indispensable à jeter en récupération des enseignements fondamentaux d'une tradition qui n'a rien à envier à personne, sas précieux pour un retour protégé de la maladie vers celui qui la porte. La médecine de terrain, entièrement sous-tendue par la théorie endocrinienne qui la fonde, et stratégiquement appuyée sur la phytothérapie clinique qui lui donne ses moyens d'action, apporte d'ores et déjà un mode d'expression immédiatement utilisable et généralisable par l'Oncobiologie, soins au quotidien du malade cancéreux, et par son application en médecine générale, soins au quotidien des sujets sains ou malades.