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Plus que jamais le mot d'ordre à l'origine de Phyto 2000, "faire masse", est d'actualité. Défendre une approche, un regard plus large, plus vaste sur la santé, sur la médecine a motivé ce rassemblement de patients hautement concernés par leurs propres responsabilités. Comment nommer cette autre médecine plus englobante ?
Alternative, complémentaire, adjuvante conviennent sûrement mieux que parallèle ou différente. Aucun de ces qualificatifs bien entendu n'apparaît comme satisfaisant, et en aucune manière suffisant. En effet, le domaine de la santé, celui du patient sain ou malade est vaste et s'insinue à tous les niveaux des soins, ceux-là mêmes qui sont en principe dévolus à la médecine.
Alternative, il est un vaste domaine et en particulier celui des maladies infectieuses au quotidien où tous les médecins, du plus titré au généraliste de base, s'accordent pour reconnaître que 90% d'entre elles ne relèvent pas d'un traitement antibiotique; et c'est, pourtant, un vaste champ où tous les médecins du généraliste de base au plus titré, dans la pratique, devant le moindre malade fébrile et soupçonné de maladie infectieuse, prescrivent d'emblée, de première intention l'antibiotique dernier cri. La raison est que devant une maladie à potentiel infectieux et malgré la certitude que l'organisme la maîtrise, le médecin qui veut soigner, aider son malade, n'a pas d'autres alternatives que de respecter le schéma thérapeutique classique, un germe=un antigerme, c'est-à-dire un antibiotique.
Complémentaire, il est de multiples situations morbides où le traitement de l'étiologie principale, lorsqu'elle est connue ou reconnue, ne corrige que très parcellairement la symptomatologie vécue, que celle-ci soit le témoignage des conséquences de la maladie et de ses soins, ou qu'elle soit l'indication d'un résultat incomplet. De son fait, ou de l'insuffisance des connaissances concernant la maladie, l'incomplétude de l'abord officiel appelle une autre thérapeutique de complément. Celui-ci se trouve nécessaire à tous niveaux et à tous degrés de la thérapeutique, dans la relativité propre à la puissance du traitement initialement prescrit. Dans le vaste domaine de la médecine au quotidien cette complémentarité est le lot permanent du généraliste conscient du rôle personnel et constant de l'individu dans la préservation à la fois de sa santé et de ses chances à la sauvegarder et à la recouvrer lorsqu'il l'a perdue.
Adjuvante enfin, partout où une action synergique sur des cibles particulières permet un renforcement de l'activité thérapeutique proprement dite sans aggraver le risque toxique, plus particulièrement lorsque l'une et l'autre restent très proches.
Qui du malade ou de la maladie doit dominer l'autre, doit constituer le noeud central de la maîtrise thérapeutique ? Il est évident que tous les actes médicaux confondus, de la prévention au suivi à long terme, le rôle de celui qui crée, porte puis supporte l'autre doit prévaloir. Dans la fréquence des rencontres de l'un et de l'autre le soin du malade est prépondérant. Dans la gravité de la dominance de la maladie qui réduit le malade dans sa consistance et son devenir, les soins de celle-ci visant à la réduire ou à la supprimer dominent dans l'urgence.
Voilà pourquoi, tout à la fois alternative, complémentaire et adjuvante, la phytothérapie clinique employée au service de la physiologie, dans la rigueur de la théorie endocrinienne du terrain devient englobante du tout, y compris de la médecine de la maladie, devient ce retour vers le futur.
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